Variations de luminosité et changements d’heure influent sur la production d’hormones et de cholestérol, ce qui agit sur nombre de fonctions biologiques, dont le sommeil, la mémoire et la reproduction. C’est ainsi que Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, résume les dernières études traitant des effets des changements de saison sur l’humain. Elle explique pourquoi le cerveau est plus alerte durant la saison estivale, mais pourquoi il en va autrement de la mémoire.

« En général, la majorité des interprétations de ces effets reposent sur la lumière, indique Sonia Lupien. C’est vraiment la photopériode [qui explique tout], parce qu’elle désigne la durée de lumière à l’intérieur de la journée. La lumière qui pénètre dans l’oeil a un effet sur les concentrations de mélatonine. La mélatonine est allergique à la lumière. Je la compare à un vampire : quand la lumière arrive, la mélatonine s’en va. […] Ça explique un paquet de comportements. »

De la reproduction au suicide
Parmi ces comportements, Sonia Lupien cite la conception, qui est plus fréquente en hiver, et les suicides violents, qui sont en hausse au printemps. Elle souligne néanmoins que ce champ d’études est récent et que d’autres recherches seront nécessaires pour démontrer les causes exactes des changements dans nos agissements.

Écouter l’entrevue ici >

Source : ici-radio-canada

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs requis sont marqués *

*


You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>